Patrimoine : vallées, coteaux et plateaux

La Vallée du Coran, écrin de verdure

La vallée du Coran, est connue pour son riche patrimoine naturel, architectural et historique. En 1979, c’est à deux pas de Saint-Sauvant que « Pierrette », néandertalienne de 36500 ans, fut découverte dans la vallée au lieu-dit la Roche à Pierrot à Saint-Césaire. Elle est la preuve incontestable de la cohabitation de l’homme de Cro-Magnon et de l’homme de Néandertal.
C’est aussi une vallée paisible, ombragée et à la végétation luxuriante, propice à la promenade, à la flânerie et à la rêverie.

© B. Lebreton
L’ail des ours dans la vallée au printemps
© B. Lebreton
L’ail des ours dans la vallée au printemps

La vallée du Coran dans laquelle serpente le ruisseau est longue d’environ 11 km. Au nord, le Coran prend sa source à Brizambourg, tout près de Saint-Bris des Bois, traverse les villages de Saint-Bris des Bois, Saint-Césaire et Saint-Sauvant avant d’aller rejoindre la Charente, entre Orlac à Dompierre-sur-Charente, et Chauveau à Chaniers.
Initialement dénommé le « Courant » en raison de son dénivelé important, il est devenu le Coran par déformation linguistique.
Alimenté par plusieurs petits affluents, tel que le Pidou à Saint-Sauvant, et de nombreuses sources et fontaines, le Coran est un joli ruisseau qui est remarquablement calme en été, et sait se montrer rapide, tel un torrent en hiver.
Une succession de paysages très différents s’offre au promeneur : bois et taillis, falaises dans lesquelles se nichent des carrières, peupleraies, prairies, jardins et cultures.

Riche d’une faune et d’une flore sauvages à préserver, la vallée du Coran est classée en zone Natura 2000 et fait partie des Espaces Naturels Sensibles du département.

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Le Coran – Petit pont de pierre du côté de
Chevessac
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Le coran au début du printemps

La Vallée du Pidou

La vallée du Pidou est une petite vallée étroite dans laquelle court le Pidou. C’est un petit ruisseau long de 2,5 km ; il prend sa source à Lorgère, il est alimenté par de nombreuses sources et vient rejoindre le Coran dans le bas du bourg en passant par le Moulin de l’Etang et la Place Gilberte Bouquet. Une succession de paysages différents et intimistes s’offre au visiteur : prairies, bois, pâturages, et dans le bourg, une falaise, un habitat troglodyte et des jardins en terrasses.

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La vallée du Pidou dans le bourg

Sans être en zone Natura 2000, la vallée du Pidou n’en possède pas moins une faune et une flore sauvages à préserver. Elle est classée zone naturelle dans le plan local d’urbanisme de la commune.

La Vallée sèche de « chez Chabot »

Au nord du bourg se situe la vallée sèche de chez Chabot. Cette petite vallée boisée ressemble à un tunnel de verdure qui s’ouvre sur une vaste plaine viticole et agricole parsemée de bosquets. Dans le fond de la vallée se trouvent le hameau de la Sablière.
En hiver lors d’épisodes pluvieux intenses, et lors de gros orages, la vallée sèche se transforme en un torrent impressionnant qui va rejoindre le Coran.

Prairie dans la vallée sèche de Chez
Chabot
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Chemin dans la vallée sèche de Chez
Chabot

Tout comme la vallée du Coran, la vallée sèche de chez Chabot est riche d’une faune et d’une flore sauvages et préservées. Elle est classée en zone Natura 2000 et fait partie des Espaces Naturels Sensibles du département.

La Vallée des Combes

C’est un charmant vallon situé au sud de la commune.
Pour y accéder, il faut traverser la Route Nationale 141 au Pontreau. Une petite route, qui sert de limites de communes entre Saint-Sauvant et Dompierre-sur-Charente, serpente jusqu’à la Charente, après avoir traversé le hameau des Combes.
Sur ces coteaux, faune et flore sauvages y sont à préserver : le promeneur y trouvera sans aucun doute différentes variétés d’orchidées, plantes protégées.

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La vallée des Combes au début du
printemps

Coteaux et plateaux agricoles

Les plateaux proposent des vues pittoresques sur le bourg. Celui du Sud-Est offre une vue saisissante sur le village notamment depuis les lieux-dit « «la Borderie »et «Bel Air». Et plus au Sud, au-dessus de la vallée des Combes, le plateau s’ouvre plus largement sur la vallée de la Charente.

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Le plateau agricole au sud – céréales et vignes – panorama sur le bourg
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Vue sur le bourg et Ribonnet

Une mosaïque de paysages change au fil des saisons : la vigne, omniprésente, partage l’espace avec diverses cultures, avec des prairies, jachères, bosquets, petits bois, et également avec des pâtures pour chevaux de la Ferme Equestre de Bel Air, de l’écurie Barail Ranch et d’élevages privés de chevaux de sport.

Les terres de Saint-Sauvant sont propices à la vigne qui y est cultivée depuis des siècles et dont le raisin sert à produire vins, pineau, et cognac.
Situé dans le vignoble de cognac d’Appellation d’Origine Contrôlée – AOC – cognac, dans la région des « Fins Bois », Saint-Sauvant compte plusieurs viticulteurs qui travaillent avec les grandes maisons de Cognac ainsi que la Distillerie Merlet et Fils, entreprise d’eau-de-vie de cognac, vins, crèmes et spiritueux, installée à Saint-Sauvant depuis 1850, et dont les créations s’exportent dans le monde entier.

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Le raisin, la vigne, un symbole
© S. Renon
Vignes et colza au printemps sur les coteaux de la vallée du Pidou
CP Fonds M.Barraud
La Distillerie Merlet

En 2016, les acteurs locaux des spiritueux prestigieux de la Vallée de la Charente, dont est membre la Distillerie Merlet, ont décidé de se fédérer en créant Spirits Valley, le cluster du « French savoir-faire » des spiritueux d’excellence.
Pour en savoir plus : https://spiritsvalley.com
Dans les années 1970 apparaissent les premières parcelles de cassis sur les coteaux. En 2015, la Crème de Cassis de Saintonge Merlet a obtenu le statut d’Indication Géographique. Les producteurs de Cassis de Saintonge sont regroupés au sein d’un Syndicat de Défense du Cassis de Saintonge dont le siège est à Saint-Sauvant.

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